Photo(a)mnesia
Installation
2012
Photographie - Vidéo - Animation stop motion

Après un long séjour en Norvège, l’artiste s’est fait dérober un sac contenant l’ensemble de son travail, tous ses négatifs et ses appareils photos. Cet épisode, redouté par tous les artistes utilisant la photographie, argentique de surcroît, va plonger Hélène dans une incapacité à photographier. De retour à Bruxelles, elle remet la main sur une vieille boîte en fer achetée avant son départ. Le contenu de la boîte n’avait jusqu’alors par retenu particulièrement l’attention de l’artiste. Celui-ci consiste en un ensemble de photographies de famille ayant appartenu à une dame aujourd’hui décédée. La particularité de cet ensemble, du reste assez commun, réside dans le fait que toutes les photographies représentant la personne disparue avaient été ôtées de la boîte par une tierce personne. L’élément qui donnait une cohérence à cette masse d’images anonymes avait donc lui aussi disparu. Hélène Petite s’engagea dans un processus de réflexion sur le statut et le rôle de l’image photographique qui aura pour effet de l’aider à dépasser le vol de son travail, jusqu’alors paralysant, et de nourrir une approche théorique renouvelée de son œuvre.

Extraits du texte de François Maheu